18.07.2026
Hukuk
Le divorce en Roumanie
Le divorce en Roumanie : Guide juridique complet sur les procédures, les droits des époux et les conséquences juridiques
Analyse approfondie par cosmos legal Cabinet juridique
Introduction
Le divorce constitue l'une des procédures les plus importantes du droit de la famille. En Roumanie, la dissolution du mariage est strictement encadrée par le Code civil et par les règles de procédure civile. Selon les circonstances, le divorce peut être prononcé par consentement mutuel devant l'officier de l'état civil, devant un notaire public ou par décision judiciaire lorsque les époux ne parviennent pas à un accord. Les conséquences du divorce concernent notamment la garde des enfants, l'exercice de l'autorité parentale, le partage des biens, les obligations alimentaires, le nom de famille et les droits patrimoniaux des anciens époux. Le présent guide, élaboré par cosmos legal Cabinet juridique, expose de manière détaillée les règles applicables au divorce en Roumanie, les différentes procédures, les effets juridiques de la dissolution du mariage ainsi que les spécificités des divorces internationaux.1. Le cadre juridique du divorce en Roumanie
Le divorce est principalement régi par :- le Code civil roumain ;
- le Code de procédure civile ;
- la Loi relative à l'état civil ;
- les règlements européens applicables aux litiges familiaux internationaux ;
- les conventions internationales en matière de droit de la famille.
2. Les différents types de divorce
A. Le divorce par consentement mutuel
Il s'agit de la procédure la plus simple. Les époux doivent être d'accord sur :- la dissolution du mariage ;
- le nom de famille après le divorce ;
- les conséquences relatives aux enfants lorsque cela est applicable ;
- les obligations financières convenues entre eux.
B. Le divorce judiciaire
Lorsque les époux ne parviennent pas à un accord, le tribunal compétent statue sur la demande. Cette procédure est notamment utilisée lorsque :- l'un des époux refuse le divorce ;
- un désaccord existe concernant les enfants ;
- un litige porte sur les biens ou les obligations financières ;
- des violences conjugales ou d'autres fautes sont invoquées.
C. Le divorce pour rupture irrémédiable de la vie commune
Le juge peut prononcer le divorce lorsque les relations entre les époux sont gravement détériorées et que la poursuite du mariage n'est plus possible.D. Le divorce après une séparation prolongée
Le droit roumain autorise également le divorce lorsqu'une séparation de fait a duré au moins deux ans, sous réserve des conditions prévues par le Code civil.3. Les conditions du divorce
Pour engager une procédure, il convient notamment de :- justifier de l'existence du mariage ;
- présenter les actes d'état civil nécessaires ;
- respecter les règles de compétence des autorités roumaines ;
- déposer une requête conforme aux exigences procédurales.
4. Les documents généralement exigés
Le dossier comprend habituellement :- l'acte de mariage ;
- les pièces d'identité des époux ;
- les actes de naissance des enfants, le cas échéant ;
- les justificatifs relatifs aux biens communs lorsque leur partage est demandé ;
- les documents financiers utiles à l'appréciation des obligations alimentaires ;
- toute pièce pertinente selon la nature du litige.
5. La procédure de divorce
Selon le mode de dissolution retenu, la procédure comprend généralement :- préparation du dossier ;
- dépôt de la demande ;
- vérification des documents ;
- éventuelle période de réflexion dans certaines procédures amiables ;
- audience ou comparution devant l'autorité compétente ;
- décision de divorce ou délivrance d'un certificat de divorce ;
- mise à jour des registres de l'état civil.
6. Les conséquences concernant les enfants
Lorsque les époux ont des enfants mineurs, plusieurs questions doivent être réglées :- l'exercice de l'autorité parentale ;
- la résidence habituelle des enfants ;
- le droit de visite ;
- la contribution financière à leur entretien ;
- l'intérêt supérieur de l'enfant.
7. Le partage des biens
Le divorce peut entraîner la liquidation du régime matrimonial. Selon le régime applicable, les opérations peuvent concerner :- les biens immobiliers ;
- les comptes bancaires ;
- les véhicules ;
- les investissements ;
- les dettes communes ;
- les parts sociales et autres actifs patrimoniaux.
8. Les obligations alimentaires
L'un des époux peut être tenu, dans les conditions prévues par la loi, de contribuer financièrement :- à l'entretien des enfants ;
- ou, dans certaines situations particulières, au soutien de l'ancien conjoint.
9. Les divorces internationaux
Les divorces présentant un élément d'extranéité sont fréquents :- mariage entre personnes de nationalités différentes ;
- résidence habituelle dans un autre État ;
- biens situés dans plusieurs pays ;
- décisions étrangères nécessitant une reconnaissance en Roumanie.
10. Les effets juridiques du divorce
Le divorce produit notamment les effets suivants :- dissolution du mariage ;
- fin du régime matrimonial ;
- modification éventuelle du nom de famille ;
- ouverture des opérations de partage ;
- adaptation des droits successoraux entre les anciens époux ;
- exécution des décisions relatives aux enfants et aux obligations financières.
11. Les recours
Les décisions judiciaires en matière de divorce peuvent, selon les cas et dans les délais prévus par la loi :- faire l'objet d'un recours ;
- être révisées dans certaines hypothèses exceptionnelles ;
- donner lieu à des procédures d'exécution lorsque l'une des parties ne respecte pas ses obligations.
12. Les difficultés les plus fréquentes
Les litiges portent souvent sur :- la garde des enfants ;
- le partage des biens immobiliers ;
- l'évaluation du patrimoine commun ;
- les pensions alimentaires ;
- la reconnaissance des divorces prononcés à l'étranger ;
- les procédures impliquant plusieurs juridictions.
13. L'accompagnement proposé par cosmos legal Cabinet juridique
Grâce à son expertise en droit de la famille, en droit international privé et en contentieux civil, cosmos legal Cabinet juridique accompagne ses clients dans :- les divorces par consentement mutuel ;
- les procédures judiciaires contentieuses ;
- les divorces internationaux ;
- les litiges relatifs à la garde des enfants ;
- les opérations de partage des biens ;
- les pensions alimentaires ;
- la reconnaissance des décisions étrangères ;
- les recours devant les juridictions compétentes.
